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Photos IA en événement : effet de mode ou vraie nouveauté ?

  • 9 juin
  • 4 min de lecture

Depuis deux ans, tout le monde met « IA » sur tout. La plupart du temps, cela veut dire un filtre.

Alors commençons par ce qui ne nous impressionne pas.

Les filtres qui vous transforment en personnage de dessin animé : amusant trente secondes, jeté avant la fin de la soirée. Les effets qui déforment les visages : drôles pour trois personnes, gênants pour les autres. Les avatars génériques où tout le monde finit par se ressembler.

Si c'était tout ce que l'IA apportait à un événement, nous n'écririons pas cet article.

 

Ce qui a réellement changé

Deux choses, et elles sont plus intéressantes que les filtres.

Le remplacement d'arrière-plan est devenu invisible.

Il y a cinq ans, cela s'appelait un fond vert. Il fallait tendre une toile, éclairer uniformément, et le résultat trahissait le procédé : contours durs, halo autour des cheveux, personnes qui semblaient collées sur une image.

Aujourd'hui, il n'y a plus de fond vert du tout. Le système comprend la profondeur, distingue les cheveux du décor, gère les lunettes et les verres de champagne, et fond la lumière du sujet avec celle de l'arrière-plan.

Le résultat : vos invités apparaissent dans un décor qui n'existe pas, et personne ne voit comment c'est fait. Sur un événement d'entreprise, cela veut dire que le mur beige de la salle, le panneau de sortie de secours et le chariot du traiteur disparaissent — remplacés par votre univers de marque, une skyline, une forêt enneigée.

Et la personne reste intacte. La tenue, la pose, le rire, le badge, la coupe à la main. Seul le décor change.

Les photos IA, elles, réinventent tout sauf la personne.

C'est l'inverse. Ici, on garde le visage, l'âge, la morphologie, tout ce qui fait qu'un collègue est reconnaissable — et on reconstruit entièrement le monde autour.

Un membre de l'équipe devient portrait de la Renaissance, astronaute, chevalier en armure, personnage de conte d'hiver. Il reste parfaitement identifiable, mais dans une image qui n'a jamais été prise.

La différence avec un filtre est simple à formuler : un filtre modifie une photo, une photo IA en fabrique une nouvelle.

 

Les cartes à collectionner : la vraie surprise de cette année

Voici le format qui fonctionne le mieux en ce moment, et il ne vient pas du monde de l'événementiel.

Le principe : au lieu d'un tirage classique, chaque invité repart avec sa propre carte à collectionner — format carte de jeu, cadre graphique, son portrait au centre, et en dessous son nom, son rôle, une caractéristique.

Sur un événement d'entreprise, cela peut être le poste, l'ancienneté, une compétence, une réplique interne. Sur un mariage, la relation aux mariés — « témoin », « cousin du côté de la mariée », « celui qui a organisé l'enterrement de vie de garçon ».

Trois raisons pour lesquelles cela marche mieux qu'une photo simple.

Les gens comparent. Une photo, on la range. Une carte, on la montre à son voisin, et il veut la sienne. La file d'attente se crée toute seule.

Le format est déjà culturel. Tout le monde comprend une carte à collectionner sans explication — vignettes de football, cartes de jeu, cartes à échanger. Aucune pédagogie nécessaire.

Cela se garde. Une carte au format portefeuille ne finit pas au fond d'un sac. On la met sur un bureau, sur un frigo, dans un tiroir. C'est un objet, pas un imprimé.

Et pour une entreprise, il y a un bonus : une série de cartes de toute l'équipe, c'est un support de communication interne qui n'a rien coûté de plus.

 

Ce que nous ne faisons pas

Un mot sur ce que « IA » ne signifie pas chez nous, parce que la question revient systématiquement des clients institutionnels.

Pas de reconnaissance faciale. Pas de recherche de photos par selfie, pas de mise en correspondance de visages, aucune base de données de visages. Nos photobooths ne savent pas qui vous êtes et ne cherchent pas à le savoir.

Pas de traitement caché. La participation est volontaire — on est photographié en choisissant de se placer devant la borne.

Et pas d'obligation. C'est le point le plus important, et c'est né d'une objection réelle que nous entendons à presque chaque événement.

 

« Moi je ne veux pas d'IA sur ma photo »

Cette phrase, nous l'entendons souvent. Généralement dite gentiment, parfois moins.

Nous ne discutons pas.

Certaines personnes trouvent les images générées artificielles et fausses. Elles ont raison — c'est exactement ce qu'elles sont. D'autres les trouvent aussi créatives que l'imagination humaine. Elles ont raison aussi.

Ce n'est pas une contradiction, ce sont deux choses différentes. Et il n'y a aucune raison pour qu'un événement doive choisir l'une et décevoir la moitié de la salle.

Alors nous ne choisissons pas. Vos invités choisissent, sur l'écran, à chaque photo. Le collègue qui veut se voir en astronaute prend la version IA. Celle qui veut une belle photo d'elle telle qu'elle était ce soir-là prend la version classique — vraie tenue, vraie pose, vrai sourire, dans un décor impeccable.

Même photobooth, même soirée, mêmes quinze secondes. Sans supplément, parce que ce n'est pas une option : c'est un choix.

 

Ce qu'il faut préparer

Les thèmes IA se choisissent avant l'événement, pas le soir même. Nous les construisons avec vous en fonction de votre marque, de la saison, du ton de la soirée. Il en existe plus d'une centaine comme point de départ, et nous pouvons en créer un spécifiquement pour votre campagne.

Comptez deux à trois semaines pour tester, ajuster et vous montrer le rendu avant que le premier invité ne se place devant l'objectif.

Un conseil, en revanche : n'en prenez pas quinze. Trois ou quatre thèmes bien pensés fonctionnent nettement mieux qu'un catalogue où les invités hésitent devant l'écran.

Envie de voir à quoi cela ressemble avec votre marque ? Envoyez-nous votre logo et l'occasion, et nous vous montrons un exemple avant tout engagement.

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