Pourquoi personne ne se souvient de la fête de Noël de l'année dernière
- il y a 2 jours
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Posez la question à vos collègues en janvier : « c'était comment, la fête de Noël ? »
Vous obtiendrez « sympa », « bien organisé », « le repas était bon ». Puis un silence. Demandez un souvenir précis et la plupart des gens n'en auront aucun.
Ce n'est pas que la soirée était ratée. C'est qu'elle ressemblait à celle de l'année précédente, qui ressemblait à celle d'avant : apéritif, discours, repas assis, musique, quelques danseurs, départ vers 23h.
Le détail que le Luxembourg oublie
Voici une particularité locale que très peu d'entreprises exploitent.
Près de la moitié des résidents du Grand-Duché ne sont pas luxembourgeois, et une grande partie de la main-d'œuvre traverse chaque jour une frontière. Autour de votre table, il y a probablement des collègues portugais, français, allemands, italiens, belges, indiens, polonais.
Ce qui veut dire que « la fête de Noël » ne signifie pas la même chose pour tout le monde dans la salle. Pour certains, Noël est une fête familiale strictement privée. Pour d'autres, ce n'est pas leur fête du tout. Pour beaucoup, décembre est surtout le mois où l'on rentre au pays.
La plupart des entreprises luxembourgeoises célèbrent pourtant décembre comme si tout le monde partageait la même tradition — sapin, marché de Noël, vin chaud, chants.
Ce n'est pas un problème politique. C'est une occasion manquée.
Les meilleures soirées de fin d'année que nous voyons ne célèbrent pas Noël. Elles célèbrent l'année. Ce que l'équipe a traversé, ce qu'elle a construit, les gens qui sont arrivés. C'est inclusif sans effort, et c'est plus intéressant.
Trois choses qui font qu'on se souvient d'une soirée
Quelque chose qui n'était pas là l'an dernier. Un seul élément suffit. Le cerveau enregistre la nouveauté et oublie la répétition.
Un moment où les gens se mélangent vraiment. Sans dispositif, chacun reste avec son service. Il faut une raison de se parler entre équipes — un jeu, une activité, une file d'attente pour quelque chose d'amusant.
Un objet à emporter. C'est le plus sous-estimé. Une photo imprimée, quelque chose de physique. Deux mois plus tard, c'est ce qui reste quand le menu est oublié.
Des idées qui marchent au Luxembourg
La soirée « fin d'année », pas Noël. Rétrospective de l'année en images, remerciements nommés, une projection de ce qui arrive. Inclusif, et les gens se voient à l'écran.
Le thème d'une décennie plutôt que d'une fête. Années 80, 20's, disco. Personne n'est exclu par une décennie, et les gens jouent le jeu du costume beaucoup plus volontiers qu'on ne le croit.
La soirée internationale. Chaque nationalité représentée dans l'entreprise apporte quelque chose — un plat, une musique, une tradition de fin d'année. Dans une équipe luxembourgeoise typique, cela fait dix à quinze cultures. C'est la soirée dont on reparle des années plus tard.
Le déjeuner de fin d'année. Aucune obligation de baby-sitter, aucun problème de retour, aucun collègue frontalier qui part à 21h30. Certaines entreprises y passent définitivement.
Et la photo, encore
Nous installons des photobooths, alors notre biais est évident. Mais voici ce que nous observons sur les soirées de décembre en particulier.
Les gens se sont habillés. C'est souvent la seule fois de l'année où toute l'équipe est sur son trente-et-un au même endroit. Et pourtant, l'immense majorité des entreprises termine décembre sans une seule photo correcte de son équipe.
Ce n'est pas une question d'animation. C'est une question de mémoire d'entreprise. Dans cinq ans, quand trois personnes de cette photo seront devenues directrices et deux seront parties, cette image aura une valeur que personne n'anticipe aujourd'hui.
Fête de Noël, soirée de fin d'année, fête du personnel — quel que soit le nom, dites-nous la date envisagée et nous la bloquons sans engagement.



